Les études de Miles : entre la Juilliard et le Bop

« Faire le bœuf quand je le voulais avec les gros bonnets. C'est à ça que je songeais pendant mes cours à la Juilliard, au lieu d'avoir la tête à ce qu'on m'enseignait. C'est pourquoi j'ai fini par en partir. Ils ne m'apprenaient rien, n'avaient rien à m'apprendre, avec leurs préjugés contre toute la musique noire. Or, c'était ça que j'étais venu étudier. »

Miles passionné d'harmonie, auprès de Dizzy

Dizzy Gillespie raconte : « On avait de grandes discussions sur la musique, sur les harmonies, etc. Il venait chez moi, et on jouait du piano. En écoutant mes disques, il me disait souvent : "Je voudrais que tu m'expliques pourquoi tu joues telle note dans tel chorus, à tel moment : d'où vient cette note-là, et celle-là." Alors je me mettais au piano, je lui montrais l'accord en question, et je pouvais lui désigner la note qui l'intriguait tant'.

 

Miles l'autodidacte

« Je sortais les partitions de tous les grands compositeurs, Stravinski, Alban Berg, Prokofiev, etc. Je voulais voir ce qui se faisait dans toute la musique. Le savoir, c'est la liberté, l'ignorance l'esclavage [...]