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20ème siècle ( résumé facile à lire)

La grande avancée vient de Schoenberg (1874 - 1951) ; d'abord élève de Mahler, il sera à l'origine du sérialisme. Cette méthode de composition repose sur l'utilisation d'une série de plusieurs tons ou notes, qui se trouve répétée, avec variations, tout au long de l'œuvre. Pierrot lunaire, œuvre où le chant est mis en avant, est un bon exemple du sérialisme. Ce dernier sera théorisé vers 1920 pour donner le dodécaphonisme, qui organise de manière systématique les douze tons de la gamme en séries. Parallèlement, en France, Debussy, Fauré, Ravel, Satie sont les nouveaux porte-parole de la musique savante. Les styles et les genres se mélangent, Debussy par exemple - comme Fauré - est à la recherche de fines mélodies, où l'élégance n'a d'égal que la délicatesse ; il abandonne le piano virtuose pour se concentrer sur le jeu et le toucher : l'expressivité est mise en avant... A l'opposé, Ravel conserve une certaine technicité et une grande virtuosité dans le jeu au piano, voir ainsi ses Jeux d'eau.

En 1919, le groupe des six formé autour de Cocteau se réclame de Satie ; il réunit : Honegger, Milhaud, Poulenc, Auric, Durey et Germaine Tailleferre. Leur manifeste revendique une opposition au « flou debussyste ». La musique savante quitte également les salons ou les salles de concert pour participer à l'essor d'un nouveau medium : le cinéma. Prokofiev, composera la musique d'Alexandre Newsky - de S.M. Eisenstein - à l'instar de Honegger - Napoléon, Mermoz - ou encore de Kosma, - Les Portes de la Nuit. C'est d'ailleurs, de nos jours, dans la musique de film que l'on trouve le plus de compositions s'apparentant à de la musique dite « classique ».