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Le 20ème siècle électronique

Pierre Schaeffer, vers 1948, est un des inventeurs de la musique concrète, musique à base de sons non-musicaux a priori, enregistrés, mais dont l'agencement produit une composition musicale (Etude aux chemins de fer).

À la même époque, dans les studios de la radio de Cologne, en Allemagne, on expérimente les sons créés électroniquement à l'aide de synthétiseurs. Cette nouvelle ère voit le rapprochement de l'art et de la science. La musique électroacoustique débute  fin des années 1940 et va jusqu’au début des années 1950 ; elle est pratiquée par deux groupes de compositeurs aux orientations esthétiques radicalement opposées.

Presque tous les compositeurs de musique électro-acoustique sont des scientifiques ou des techniciens.
- On notera l'apparition de divers groupes, à commencer par le GRM - Groupe de Recherches Musicales - fondé par Pierre Schaeffer à  Paris en 1958. Sa conception musicale était basé sur la juxtaposition et la transformation de sons naturels, c'est-à-dire des sons réels pré-enregistrés (mais pas nécessairement produits par les forces de la nature) sur bande ou sur disque. Au-delà de l'origine des sons, Pierre Schaeffer défendait surtout l'idée d'une musique concrète partant du son pour aboutir à une réalisation abstraite : la musique. La musique concrète se place donc en opposition avec, notamment, la musique instrumentale partant d'une idée abstraite pour la réaliser concrètement lors du concert

- Le GMEB - Groupe de Musiques Expérimentales de Bourges - créé en 1970 par François Barrière et enfin, probablement le plus connu en France, l'IRCAM - Institut de Recherche et de Coordination Acoustique-Musique - créé en 1977 par Pierre Boulez.

- D'autres ont vu le jour, comme le Centre d'études de mathématique et automatique musicales - Cemamu - dirigé par Iannis Xenakis, compositeur travaillant sur le lien entre musique et modèles mathématiques.

- À Cologne, le groupe Elektronische Musik mis en place vers 1949-51 par le compositeur Herbert Eimert et le physicien Werner Meyer-Eppler  travaillait uniquement sur des sons générés par des moyens électroniques, en particulier les ondes sinusoïdales. Le contrôle précis réalisé en studio permettait ce qu'Herbert Eimert considérait comme l'extension électronique et même le perfectionnement du sérialisme. En studio, des opérations sérielles pouvaient être appliquées aux éléments sonores tels que le timbre et la dynamique. Le lien commun entre les deux écoles était que la musique était enregistrée puis joué par des haut-parleurs, sans interprète.
Même si le sérialisme a été largement abandonné par les différents milieux électroacoustiques, il reste que la majorité des morceaux électroacoustiques utilisent une combinaison de sons pré-enregistrés et de sons de synthèse. Le schisme entre les approches de Schaeffer et d'Eimert a été surmonté.

Outre-Atlantique , de nombreux compositeurs font leur apparition. John Cage ré-invente le  piano préparé.
Un peu plus tard Terry Riley, La Monte Young, Steve Reich, Philip Glass composent de la musique minimaliste (répétitive).

En même temps et en réaction à la musique minimaliste, le spectralisme voit le jour. Il s'agit de l'utilisation et de l'exploration des caractéristiques physiques du son - timbre, spectre, niveau …

 

 

 

Quelques MOTS-CLES


• aléatoire ;
• mixtes ;
• musique répétitive ;
• école spectrale ;
• spatialisation ;
• psycho-acoustique
• techniques live…( Pink Floyd Pompei)
• ordinateur

• Utilisation des instruments acoustiques avec une nouvelle recherche de timbres et d’effets
• Développement instruments électroniques
• Développement synthétiseurs analogiques et Instruments numériques
• MIDI
• Informatique musicale